église romane Saint-Martin-de-Laives

 

Bâtie dès le XIème siècle dans le pur style roman, est située sur une crête et dotée de chapelles gothiques au XVème et XVIème siècle. L’église romane fut construite avec un prieuré dépendant du diocèse de Chalon.

 

Elle devint temple de la Raison sous la Révolution. Le culte catholique reprit au XIXème jusqu’en 1830, date de la construction de l’église du bourg. Inscrite à l’Inventaire des Monuments Historiques en 1905, elle sert de logement militaire en 1914- 1918 et s’est trouvée au cœur de la bataille de Sennecey-le-Grand en 1944.

L'Intérieur

Le chœur et le clocher ont été restaurés, les dalles ont été remontées. La campagne de restauration se poursuit grâce à l’intervention de la municipalité et de l’association des Amis de Saint-Martin-de-Laives.

 

La partie romane est composée d’une nef, contrebutée par deux bas-côtés terminés par deux absidioles. Le chœur est formé d’une abside semi-circulaire. A la croisée du faux transept, une coupole sur trompes soutient le clocher carré.

                  La Coupole                               La chapelle N.-D. de Pitié              Clef de voûte de la chapelle Sud

 

La porte n’est pas primitive et la fenêtre date du XVème siècle ou XVIème siècle.

 

La nef, voûtée d’un berceau en plein cintre, comporte trois travées avec six piliers massifs cruciformes, contre lesquels s’appuient quatre petits autels, dédiés à Ste Anne, St Fiacre, St Martin. L’allée centrale est dallée de pierres tombales, dont celle des époux Dureaul, décédés de la peste en 1586.

 

La croisée du transept est couverte d’une coupole éclairée par quatre baies en plein cintre. Le clocher surmonte la coupole.

 

Travée de chœur et abside en hémicycle. Fenêtre refaite au XVème siècle. Croix de consécration mises à jour à la réfection. Crypte sous l’autel.

 

Bas-côtés nord et sud. Fenêtres plein cintre (bouchées côté sud). Porte (bouchée) d’accès à l’ancien prieuré bénédictin du côté sud.

 

Absidiole nord : chapelle Saint-Pierre bâtie en cul-de-four, remplacée au XVIème siècle par une chapelle à chevet plat voûtée d’ogives. Cette chapelle, ornée de fresques, avait été fondée par les Abbés de Saint-Pierre, de Chalon. Pierres tombales du XVIème et XVIIème siècle de deux curés de Laives et d’un chapelain.

Absidiole sud : chapelle Perchey (1439), voûtée en cul-de-four. Pierre tombale de Messire François Parie (1596).

 

Chapelle nord de Tous les Saints, du XVème et XVIème siècle, fondée par Jehan Geliot, curé de Touches, originaire de Laives. Ogives, branches sur culs-de-lampe aux anges soutenant des écussons aux armes de J.Geliot. En clef de voûte, le Christ en gloire sur fond d’azur avec les quatre symboles des évangélistes sur la tranche. Fenêtre ogivale. Autel avec piscine liturgique à droite. Pierre tombale de Jehan Geliot (1476) représenté mains jointes, en vêtements sacerdotaux, dans un décor gothique. Clôture de pierre détruite (1793).

 

Chapelle sud de Notre-Dame de Pitié, fondée en 1516 par Jehan de la Grange, notaire. Mêmes architectures que la chapelle nord, grille de pierre ouvragée conservée. En clef de voûte, le Christ en gloire entouré des quatre symboles des évangélistes. Baie ogivale sur autel, murée pour la mise en place de la statue de Notre-Dame de Pitié, brisée lors de la Révolution. Deux anges de chaque côté de l’autel soutiennent des écussons aux armes de J. de la Grange. Pierre tombale de J. de la Grange et de son épouse, Alix Guiguenard.

 

A remarquer : A droite de l’entrée, fonts baptismaux, cuve monolithique octogonale sans ornement. Pierre tombale du XIIème siècle, servant de pierre de l’autel de Sainte Anne (contre un pilier de la nef). Statue de Saint Martin, avec sa mitre d’évêque, sur l’autel latéral.

 

 

 

   Clef de voûte de la chapelle Nord                            Chapelle Saint-Pierre                                             Le clocher

L'extérieur

Une seule toiture de laves grises, sans charpente, couvre la nef et les bas-côtés. Le clocher carré, massif, a une toiture de laves à quatre pans très obtus surbaissés et des angles avec plates-bandes en saillie. Sur chaque face, trois baies romanes primitives en plein cintre et une baie géminée ajoutée au XVème siècle. Des bandes et arcatures lombardes sont visibles sur les faces et l’abside. On aperçoit les fondations apparentes de porche détruit sur la façade principale. Les contreforts sont du XVIIIème siècle, peut-être y en avait-il à l’origine.

 

Le cimetière comporte des pierres tombales ; la dernière inhumation a eu lieu en 1836. Au milieu du cimetière, un calvaire de 1950 a été restauré et remis en place en 2008-2009.

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